• Accueil
  • Tous les paysages
  • Expositions 2026
  • Bio et CV
  • Blog
  • Contact
7 avril 2026 par Nathalie Leverger

Marinière & Colombages

Marinière & Colombages
7 avril 2026 par Nathalie Leverger
Screenshot

MARINIERE ET COLOMBAGES

LES ATELIERS FONT LE PRINTEMPS 2026

Dans le cadre des Ateliers font le printemps 2026, Nathalie Leverger ouvre sont atelier les 25 et 26 avril de 10H à 18H et y invite la photographe Gaelle Doutre et le plasticien Frédéric Prouff.

17 rue Pasteur 69007 LYON 

Cette exposition réunit trois pratiques qui, chacune à leur manière, prennent appui sur un territoire de rivages . Objets ramassés, traces de vêtements marins, architectures de pans de bois, horizons d’eau : tout converge vers cette ligne instable où la mer rencontre la terre

La mise en regard de ces formes – fragments de plage, motif rayé, maisons ossature-bois, paysages marins condensés – met en jeu ce que signifie habiter un bord  : y ancrer sa mémoire, son corps, ses gestes, tout en restant exposé au mouvement, à l’érosion, aux marées. Elle révèle un territoire à la fois très concret et profondément intérieur : un littoral qui devient lieu de projection, d’attachement et de vulnérabilité partagée.

 Chez Frédéric Prouff, le rivage se manifeste dans ce qu’il abandonne et dépose : fragments, déchets, restes d’objets trouvés au fil de ses promenades sur la plage. 

Ramassés, déplacés, recomposés, ces éléments deviennent la matière première d’assemblages et de dispositifs qui gardent la mémoire du geste de collecte. Chaque fragment porte la trace d’un temps passé par la mer : usure, sel, couleurs délavées. Le littoral se fait alors inventaire fragile, archive en mouvement de ce que l’océan rend au monde.  

FREDERIC PROUFF

des lieux, des déplacements –  langage

Je marche – je me déplace. Tout bouge. Tout mue.

Le matin je regarde le ciel, les grands arbres, le mur écroulé. Je traverse l’espace du jardin. Je lie les empreintes du vent à mon corps, je lie les empreintes de la terre à mon corps, je lie les empreintes du temps à mon corps – je recherche l’irrué.

Cet irrué je le laisse à sa sauvagerie, je le laisse me départir de toutes ces traces qui m’alourdissent. Il me transforme par élimination, avant l’occupation par les flux.

Une fois atteintes les limites du jardin je franchis les murets, je m’abandonne aux ronces et aux orties : ainsi il devient possible d’accéder aux fragments obscurs.

Les fragments obscurs, la peau frottée au flanc d’un lièvre son regard vieux de 1000 ans, les doigts agrippés aux roches veinées de feu vieilles de 1000000 d’années, la peau saisie d’un souffle de 1000000000 d’années ; corps tendu, corps étiré, disloqué, mâtiné, appelé aux quatre vents, corps disparu.

Mon travail commence au retour, une fois rétabli la hauteur des murets.

La nécessité ou l’impossibilité du langage.

Où étais tu ? Là, sur le chemin, et puis hors des chemins. J’avais disparu. Parce que les mots n’ont pas de sens, nous le savons bien. J’écris pour tenter de raccommoder l’incommode de nos relations. Pour attacher par des liens bruts nos expériences disparates et, en un sens, inaliénables. Pour faire un sort à l’absurde.

Que faisais tu ? Je me défaisais de moi même pour laisser venir à moi toute la multiplicité du réel, pour que rien n’entrave mon rapport à l’eau, à l’écorce, à l’animal, à la pierre, enfin à l’et caetera infini de tout.

Mon travail est une tentative paradoxale de lier ce que je veux le plus souvent laisser délié. Par l’assemblage de matériaux glanés, par le dessin, par l’écrit. C’est un retour à l’humain. Une mise à l’abri par la sécurisation  d’expériences vécues. A ma manière une danse improvisée. Rejouer l’instantané. Composer un ensemble, lui donner une part d’unité, à partir de fragments (obscurs).

Plouézec, côte nord de la Bretagne mars 2026

 Avec Gaëlle Doutre, c’est le motif de la marinière qui déplace la dimension intime vers le corps, la trace, la présence masculine. 

Répétée, déplacée, fragmentée, la marinière se charge d’affects : elle parle de présences et d’absences, elle rythme l’espace, fragmente le corps, installe un balancement entre protection et exposition, banalité du motif et intensité intime de celui qui le porte.

 

GAELLE DOUTRE 

Son travail s’ancre dans une tentative de ralentissement. Elle construit des supports de vibrations doux et frondeurs pour enfin être en lien. Son « mundus imaginalis » permet à chacun de projeter ses propres résonances. Ce n’est pas le réel qu’elle photographie, c’est que qui palpite autour , ce qui veut revenir sans bruit, ce qui insiste.

Pour l’exposition  il y aura des photos de la série « la marinière et nos moments », en cours depuis 5 ans. 

Les photos sont une mise en situation d’une vraie marinière que Gaelle pose dans différents endroits. Elle transporte  sa marinière dans son sac et quand l’endroit est propice , elle photographie. La marinière est une véritable présence pour Gaëlle Doutre comme un compagnon de voyage graphique, inspirant et et toujours partant.

 Le geste lent et répétitif de Nathalie Leverger  – coudre, superposer – tisse délicatement, par le fil, la connexion entre la terre et la mer, éléments fondateurs de son enfance, entre horizons maritimes et architectures de colombages. 

À travers un choix soigneux de papiers texturés – lin, indigo, chiffon – elle construit un récit textile qui questionne la temporalité de l’observation prolongée du paysage. 

 

NATHALIE LEVERGER 

Depuis vingt ans, je compose une transcription des paysages que je traverse. Ces lieux persistent en moi comme forces sensorielles — détails, traits, matières, gestes, sons — plutôt que comme panoramas. En conséquence, mes productions ne décrivent pas un territoire à proprement parlé, elles en montrent des indices : traces, vides, couleurs, condensations, gestes, tensions, accumulations. 

Pour cela, j’utilise différentes pratiques et en déplace les usages. Ainsi le fil érige des immeubles (Architectures & Signes, en cours) , le verre soufflé se balance tel un champ de fleurs (Jardins Secrets, depuis 2022), le crochet répare (Pêcheries et Ramende tes filets mon père, 2011/2021), les origami comptent les morts des migrants en Méditerranée (Je me plie au vent de cette histoire, 2014/2017) …

Chaque pratique laisse une part très importante au hasard et aux erreurs — froissements, décalages, griffures, accrocs, fragilités. Je cultive délibérément des espaces de surprise, laissant aux matériaux, aux techniques, au contexte, la possibilité d’intervenir dans le processus créatif. 

La matière n’est en effet pas pour moi un simple support : elle agit, oriente, suggère, répond à mes gestes, et fait naître des agencements imprévus. Elle fait sens autant sinon plus que la représentation. 

Mon travail questionne ainsi les frontières entre le réel et sa représentation. J’invite à regarder autrement un paysage qui travaille, se défait et se recompose au fil des gestes et des hasards.

Pour l’exposition il y aura des oeuvres cousues sur papier de la série 

200 jours d’eau 

Et 

Des dessins cousus à la machine de la série Colombages 

Partager :

  • Twitter
  • Facebook
  • LinkedIn
Article précédentVœux 2026Article suivant Matières à Récits Galerie Isabelle Laverny

Catégories

  • VOYAGES
  • INSPIRATIONS
  • A L'ATELIER
  • EXPOSITION
  • voyages

Articles récents

A Oléron, « que se trame-t-il ?  » à la galerie Aziyadé7 avril 2026
Matières à Récits Galerie Isabelle Laverny7 avril 2026
Marinière & Colombages7 avril 2026

Étiquettes

Albert Camus artotheque art papier art textile cabinet de curiosites cabinet de curiosité CHATENAY MALABRY coutures coutures sur papier draguignan etendre la marée exposition exposition textile fissures fleurs galerie maxime lancien grece herbier JARDINS SECRETS l'envers du décor love letter mer montagne nathalie leverger nature oeuvres sur papier oeuvre sur papier paperwork textileart verre soufflé

Abonnez-vous au blog !

Inscription Newsletter

Pour vous recevoir mes actualités par email chaque trimestre, cliquez ici :

Site internet de Nathalie Leverger

Panier