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9 avril 2026 par Nathalie Leverger

Mille losanges pour Vénus

Mille losanges pour Vénus
9 avril 2026 par Nathalie Leverger

Mille losanges pour Vénus

Screenshot

Appliqués de losanges sur percale de coton 300x400cm, céramique, hymne des suffragettes. 

Table bois 95x54cm. 

Pour l’exposition de Cachan, j’ai cousu un langage de couleurs et de formes qui parle du corps, de la paix, et de la force patiente des femmes.  Le losange, symbole de la vulve, affirme l’autonomie des femmes.

La pièce en percale de coton est cousue de losanges violets, verts sur fond blanc — les couleurs historiques des suffragettes :  

  – le violet pour la justice et la dignité,  

  – le vert pour l’espoir,  

  – le blanc pour la paix. 

Un signe de Vénus en terre cuite vient dialoguer avec le textile.  

J’ai choisi d’inscrire cette pièce dans la mémoire de “L’Hymne des femmes”.  

Nous qui sommes sans passé, les femmes, Nous qui n’avons pas d’histoire,
Depuis la nuit des temps, les femmes, Nous sommes le continent noir.
Levons-nous femmes esclaves Et brisons nos entraves Debout, debout, debout !
Asservies, humiliées, les femmes, Achetées, vendues, violées,
Dans toutes les maisons, les femmes, Hors du monde reléguées.
Seules dans notre malheur, les femmes, L’une de l’autre ignorée,
Ils nous ont divisées, les femmes,
Et de nos sœurs séparées.
Le temps de la colère, les femmes, Notre temps, est arrivé,
Connaissons notre force, les femmes, Découvrons-nous des milliers ! 

Reconnaissons-nous, les femmes, Parlons-nous, regardons-nous, Ensemble, on nous opprime, les femmes, Ensemble, Révoltons-nous ! 

Ce chant naît au début des années 1970, en plein Mouvement de libération des femmes en France.  

Écrit collectivement par des militantes, il reprend l’air d’un chant populaire pour mieux se diffuser dans la rue, les assemblées, les manifestations.  Nous sommes alors en 1971-1972 en pleines luttes pour l’avortement et la contraception, l’égalité au travail, la dénonciation des violences sexistes.  

L’Hymne n’est pas l’œuvre d’une seule : c’est une voix plurielle, faite de paroles qui circulent, s’ajustent, et se portent ensemble. »

Comme dans l’Hymne,  les losanges cousus comme des voix rassemblées.  

Le violet domine: c’est la dignité, la détermination ; c’est aussi le lien direct à l’héritage féministe.  

Le signe de Vénus en terre cuite condense cette mémoire: la solidité de la matière, la douceur de l’émail, la résistance tranquille.  

Le motif répété, patient, répond au rythme de l’Hymne.

Les couleurs portent les valeurs de la lutte — justice, espoir, paix — et tissent un récit qui va du corps à l’espace public.  

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