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10 septembre 2026 par Nathalie Leverger

Lettre de rentrée

Lettre de rentrée
10 septembre 2026 par Nathalie Leverger
visuel 20 jours d'eau alignés @Nathalie Leverger ADAGP1250848
flyer A5_Traversees des bleus_2026 (A5).pdf
Bonjour, 
 
Je suis très heureuse de vous faire part de ma participation à l’exposition TRAVERSEES DES BLEUS , en résonnance avec la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, à la Chapelle de la Buissière de Rillieux la Pape, du 19 septembre au 9 octobre 2026.
L’exposition aura trait aux bleus, qui seront donc traversés par Rébecca(!)Fabulatrice, Laura Folli, Tina Marais, Katherine Roumanoff et moi.
 
VERNISSAGE mardi 22 septembre à 18H30.
Ouvert du mercredi au dimanche de 15H à 19H 
Contact 03 06 35 10 05 16
 
Je remercie Muriel Gemy-Mazerot (Coordinatrice Artistique – Conseil d’administration Fondation Renaud – Représentante des Amis de la Fondation Renaud ) de me donner l’opportunité d’exposer pour la première fois ensemble mes 200 JOURS d’EAU.
 
Cette série réunit 200 coutures sur papier au format 20×20 cm, réalisées à la machine à coudre entre 2025 et 2026.
L’horizon y est consigné 200 fois, à des heures différentes, pour en fixer les variations : le grain de l’eau, l’écume, l’opacité, le souffle du vent.
Ici, le fil remplace le crayon. La machine devient outil de dessin, et le papier se troue, se plisse et se tend sous la pointe de l’aiguille. Chaque feuille conserve la trace physique d’un geste répétitif, presque rituel.
L’enjeu n’est pas de figurer l’eau, mais d’en enregistrer le rythme. Observer le même sujet jour après jour pour en extraire les nuances, c’est aussi choisir le ralentissement face aux images toujours plus frénétiques de notre quotidien.
 
A Limonest, la galerie RV33 présente une exposition collective autour d’une couleur : 
le ROSE. 
Avec Ludovic Dervillez, Olive@, Clément Montolio, Arnaud Le Calvé, Boethic et mes love Letters. 
 
VERNISSAGE jeudi 17 septembre à partir de 18H. 
401 Route de la Garde 69760 Limonest ( 06 84 22 33 72)
 

Cet été, la série Jours d’Eau a rencontré un bel accueil auprès du public, merci à tous !

Retrouvez-la en ce moment dans l’exposition collective organisée par la galerie AZIYADE.

 L’occasion de venir découvrir ce travail en vrai, entouré d’autres univers tout aussi sensibles. 

Merci à Géraldine et Denys pour cette confiance renouvelée. 
Aziyadé, 41 rue Pierre Whiehn, 17480 Le Chateau d’Oléron (06 09 97 39 66)
 

Je suis très enthousiaste à l’idée de vous présenter pour la première fois en exposition personnelle ce travail de pigmentation de papiers cousus  : série Colorfields/ , durant  les vacances de la Toussaint , du 17 au 31 octobre 2026 , chez Catherine Mainguy dans le bas des Pentes à Lyon. 

VERNISSAGE SAMEDI 17 OCTOBRE 18H 

Quelques mots tout d’abord sur cette série Colorfields/
 
Le courant Color Field, dans les années 1950 aux États-Unis, cherchait à faire de la couleur un espace en soi, une immersion totale plutôt qu’une forme à regarder. C’est ce vertige-là que je cherche, mais je le fabrique autrement : par le papier, par le bain, par l’attente.
Le pigment se dépose de façon inégale selon la fibre, la température de l’eau, le temps d’immersion. Deux feuilles plongées dans le même bain n’en sortent jamais identiques. Je compose avec cette part d’incertitude plutôt que contre elle : le hasard travaille avec moi.
Une fois les feuilles sèches, reste la matière : les bords bruts, les stries, les zones plus sombres où le pigment s’est accumulé. Rien n’est lissé. On peut s’approcher tout près, sentir le papier, voir le geste du bain sous la couleur.
C’est alors que les images reviennent — un paysage traversé, une lumière particulière, un visage croisé en chemin. Le nomadisme n’est pas dans le geste lui-même, mais dans ce qu’il ramène avec lui : des fragments de tout ce que j’ai pu voir et vivre en me déplaçant.
Ici, c’est le bleu qui domine – nuit, cobalt, indigo – mais ce processus pourrait se rejouer avec d’autres pigments. 
C’est l’immersion qui compte. 
Je remercie vivement Leïla Couradin pour son texte sur cette exposition (Leïla m’a accompagnée ces derniers mois dans la production et la diffusion de mon travail, en collaboration avec le Studio Ganeck et avec l’aide de l’Afdas)
 
NoMade
Dès le titre de cette exposition, Nathalie Leverger opère un glissement de sens. NoMade dit le nomadisme, les voyages, les paysages traversés, mais il laisse aussi entendre le « non fait », l’inachevé, la place laissée à l’accident. Entre ces deux sens, un espace d’incertitude apparaît, c’est précisément ici que se déploie toute la démarche de l’artiste.
Depuis plusieurs décennies, Nathalie Leverger prélève des fragments du réel. Une ligne d’horizon, la structure d’une nasse, la découpe d’une falaise, le bleu changeant de la mer ou la trame d’un filet deviennent les points de départ d’un travail de transformation. À l’atelier, les souvenirs ne sont pas reproduits ; ils glissent d’un médium à l’autre, changent d’échelle, de matière ou de temporalité. Une peinture ancienne réapparaît sous la forme d’une couture. Des dessins dialoguent avec des livres d’artiste, des sculptures ou des assemblages textiles. Les œuvres se prolongent plus qu’elles ne se succèdent.
Le fil traverse l’ensemble de l’exposition. Fil de couture, bien sûr, qui dessine autant qu’il assemble ou qu’il relie, mais aussi fil conducteur permettant de parcourir, accroché·e·s à cette main courante omniprésente mais discrète, les recherches menées sur plusieurs années. En détournant les usages de la machine à coudre, Nathalie Leverger accepte les ruptures du geste : les fils cassés, les perforations, les décalages deviennent partie intégrante de la composition. L’œuvre se construit dans cet équilibre fragile entre maîtrise et imprévu : ni fait ni à faire. 
A l’image de ce fil discontinu, NoMade ne raconte pas une évolution linéaire : l’exposition donne plutôt à voir une pratique en mouvement, faite de reprises, de déplacements et d’échos. Les paysages y apparaissent moins comme des lieux que comme des expériences persistantes, dont les formes continuent longtemps de circuler d’une œuvre à  l’autre.
 
Leïla Couradin 
Commissaire d’exposition membre de C.e.a
Critique d’art indépendante membre de l’Aica France
12x12x4cm , 2026.

Retour sur mon séjour à Huelgoat, Finistère, en juillet dernier.

Je suis partie quinze jours en retraite, avec l’envie de plonger au cœur des mousses, en plein milieu du célèbre chaos de Huelgoat. La sécheresse et les risques d’incendie ont malheureusement fermé les forêts au public, limitant mes incursions à trois sorties seulement — mais suffisantes pour capter ce vert si particulier et lancer des essais de teinture de papier dans cette même palette.

Ce séjour a aussi été l’occasion de poursuivre, machine à coudre en main, mon travail sur 200 jours d’eau, en vue de mon exposition à la chapelle de la Bussière à Rillieux-la-Pape, qui ouvrira prochainement.

‎⁨St Nicolas des Eaux Pluméliau-Bieuzy⁩, ⁨Bretagne⁩, ⁨France⁩

J’en ai profité pour découvrir le magnifique parcours L’Art dans les chapelles, dans le Finistère — de très belles rencontres artistiques dans des lieux chargés d’histoire. Une découverte m’a particulièrement marquée : la présence quasi systématique d’une fontaine près de chaque chapelle bretonne. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les fontaines qui ont été bâties près des églises, mais l’inverse. À l’époque celte, l’eau était sacrée — sources et fontaines étaient perçues comme des lieux de passage, de guérison et de fertilité. Pour christianiser ces cultes païens sans les effacer, l’Église a consacré ces sources à des saints guérisseurs ou à la Vierge Marie, puis construit chapelles et calvaires juste à côté, ancrant ainsi la foi chrétienne sur des lieux déjà sacrés.

Expositions A-venir 

 
👉 Cologne  (Allemagne) Exposition collective « Sehnsüchte » à l’Institut Français. Sehnsucht se rapporte au futur, à des souhaits concrets comme les voyages, la nature etc ou à des désirs moins concrets comme le silence, la paix, l’amour etc… J’y exposerai quelques Love Letters. 
 
👉 Morlaix – Galerie le 6 , 6 rue Haute, 29600 Morlaix – Exposition RIVAGE avec Océane Madelaine (céramiste) du 6 novembre au 24 décembre 2026. Vernissage vendredi 6 novembre et table ronde mardi 10 novembre. Informations Claire Beillard au 06 72 04 24 12.
 
 

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